Aller au contenu

Quels KPIs utiliser pour son produit ?

Vous cherchez des indicateurs clés de performance pour améliorer votre produit ou votre fonctionnalité  ?  
On vous partage dans cet article plusieurs indicateurs clés pour vos objectifs business et produit en lien avec vos utilisateurs  !  
Le terme KPI « Key Performance Indicator » ou indicateurs clés de performance permet de mesurer l’efficacité d’une action prise par une entreprise.  
On distingue les KPIs des OKRs. Le KPI assure le bon fonctionnement d’un produit, service ou département. Les OKR sont un outil pour se projeter, on parle de résultat (« Key Results » (KR)) qui sont accolés à des objectifs. Lorsqu’il est atteint, un KR peut devenir un KPI, comme un simple indicateur de monitoring.   

En tant que Product Manager, les KPI « Key Performance Indicator » ou indicateurs clés de performance vous aide à prendre des décisions et à prioriser vos initiatives sur votre produit  ! Ils doivent être définis avant le lancement d’une action et sont souvent compilés dans un tableau de bord.   
Par exemple, lorsque vous construisez votre roadmap (n’hésitez pas à lire notre article sur la définition d’une roadmap produit), si votre objectif stratégique est d’augmenter la satisfaction de vos clients, le NPS peut être un des indicateurs à utiliser pour mesurer à quel point vos clients recommanderaient votre produit.

Sommaire

Les KPIs les plus communs !

Les KPIs sont difficilement communs à tous les produits parce qu’ils diffèrent en fonction de chaque entreprise, des secteurs, etc. Toutefois, il existe des métriques qui sont communes sur de nombreux produits :   

  • AARRR (acquisition, activation, retention, reference, revenue) : une matrice qui permet d’établir des bases solides sur le tunnel d’acquisition et de mieux comprendre les utilisateurs. Pour en savoir plus, on vous invite à lire l’article suivant 
  • Coût d’acquisition (CAC) : indicateur qui aide à répondre à la question suivante : combien ça coûte d’avoir un nouvel utilisateur  ? Il permet d’évaluer le coût final d’acquisition d’un nouvel utilisateur en intégrant l’ensemble des dépenses associés à chaque canal marketing (SEO, SEA, display, social media…)  
  • Taux de conversion  : (nombre d’utilisateurs ou client/nombre de visiteurs) est applicable à toutes les étapes du produit  ! Par exemple, vous pouvez utiliser cet indicateur à chaque étape du parcours où le taux de conversion est le plus faible et comprendre pourquoi.   
  • « Churn » ou taux d’attrition correspond au % d’utilisateurs qui se désabonnent par mois ou du % de chiffre d’affaires perdu par mois. Cet indicateur doit être suivi fréquemment parce qu’il a un fort impact sur votre business.  
  • « Life Time value » ou valeur vie : s’exprime souvent en unité monétaire et correspond à la somme des gains que vous apporte vos clients tout au long de la durée d’engagement sur votre produit.  
  • « Net Promoter Score » (NPS) : permet d’estimer si vos utilisateurs recommandent votre produit ou votre fonctionnalité sur une note de -100 à 100. Certaines entreprises comme Doctolib utilise le NPS pour mesurer la satisfaction des praticiens sur leurs fonctionnalités.  

En fonction des personnes / groupes votre Roadmap doit être adaptée autant sur les informations présentes, le niveau de détails de chaque élément qui la compose, voire sur les périodes “estimées” pour la mise en production d’une initiative (Roadmap interne vs Roadmap externe).  

Donc, on peut regrouper les différentes parties prenantes sous 4 catégories 

  • Dirigeants / investisseurs : ce groupe a besoin de comprendre dans les grandes lignes comment les objectifs donnés vont pouvoir être atteints. Ils ont besoins des grandes lignes, initiatives.  
  • Equipes métiers : en direct avec les clients ou afin de préparer eux-mêmes les tâches à accomplir pour supporter le développement des initiatives (campagne marketing / de communication), ce groupe a besoin de rentrer dans le détail en ayant à la fois la Roadmap des dirigeants mais aussi des informations plus précises sur les grandes fonctionnalités que chaque initiative comportera.  
  • Ingénieurs / les développeurs : au cœur du développement, les ingénieurs sont ceux qui ont besoin du plus de détails disponibles à cette étape. En effet, sans tomber dans le Backlog, la Roadmap des devs est la première base pour une estimation macroscopique. Ainsi en plus des objectifs, problèmes utilisateurs, initiatives et grandes fonctionnalités, ils cherchent à savoir sur quelle partie ils vont travailler sur les prochains sprint (app, front, back…) 
  • Clients et personnes externes à l’entreprise : rendre la Roadmap disponible pour les utilisateurs permet d’apporter de la transparence sur l’évolution du produit ainsi que récolter de nouvelles informations. En effet, l’équipe peut solliciter les utilisateurs et reprioriser les initiatives qui sont les plus demandées mais aussi donner leurs propres idées afin qu’elles soient revues par l’équipe produit. Exemple celle de buffer sous forme d’un Kanban ou celle de Shine dont il est possible de proposer de nouvelles fonctionnalités 

Les KPIs spécifiques à votre produit !

On propose dans cette section un extrait des KPIs qui existent par domaine. Que vous ayez un produit SaaS comme Slack ou Salesforce, une marketplace comme Mano Mano, Airbnb ou une application mobile, il existe des KPIs plus spécifiques à votre modèle.

Votre produit est un « Software as a Service » (SaaS) ?

  • Le « Monthly Recurring Revenue » ou « Annual Recurring Revenue » (MRR/ARR) correspond au revenu mensuel récurrent et/ou revenu annuel récurrent. Il se calcule en additionnant les revenus récurrents de tous vos clients.  

  • Le Revenu Moyen par Compte (ou ARPA) est souvent calculé à l’année ou au mois et permet de définir à quel point vos comptes B2B sont importants (en termes de revenu). Il se calcule en divisant le MRR par le nombre de comptes/utilisateurs ou clients. Par exemple, en période de croissance, il est intéressant de suivre cet indicateur pour définir quelle est la part de clients très importants que vous avez ou s’il s’agit d’un nouveau marché à développer.

Votre produit est une Marketplace?

  • « Gross Merchandise Value » (GMV) : le volume de ventes total qui passe sur la plateforme pendant une période spécifique et mesure la santé et croissance du business.  
  • « Match rate » : un indicateur qui définit à quel point les acheteurs peuvent trouver des vendeurs et vice versa. Prenons l’exemple de Blablacar, il se calcule en déterminant le pourcentage de conducteurs qui voyagent avec au moins un passager par rapport à aucun. 
  • « Time to match » : le temps nécessaire pour que l’offre rencontre la demande. Si l’on prend à nouveau l’exemple de Blablacar, on peut dire que le time to match est le temps qu’un conducteur trouve un premier passager et le temps que le passager trouve un trajet avec un conducteur. 

Votre produit est une application mobile ?

  • Le coût par installation  détermine les dépenses en marketing par rapport au coût du produit.  
  • Le nombre de téléchargements d’application sur iOS et Android.  
  • Le nombre de désinstallation qui peut provenir de mises à jour ou de changements dans votre application.  
  • Le « Daily Active User » ou « Monthly Active User » (DAU/MAU) correspond au nombre d’utilisateurs actifs par mois ou par an. Il permet de suivre l’engagement sur votre produit.  

Quelques bonnes pratiques pour utiliser vos KPIs !

Définir des KPIs adaptés ne suffit pas pour garantir le succès de votre produit  ! On vous partage quelques « tips » liés à l’implémentation de ces KPI’s :  

  1. Prioriser la qualité à la quantité. Avoir beaucoup d’indicateurs qui ne sont pas utilisés ou compris ne servent probablement pas à améliorer votre produit. Si c’est le cas, prioriser avant tout les KPIs qui sont utiles pour votre produit et/ou fonctionnalité, en définissant avec les équipes les KPIs clés.  
  2. Avoir des KPIs qui peuvent se mesurer. Un KPI doit être mesurable et compréhensible par vos équipes afin d’aligner les contributeurs sur un objectif commun.  
  3. Assurer qu’il soit actionnable. Si vous n’avez pas la capacité d’impacter vos indicateurs, alors il est probable qu’ils aient peu de valeur pour votre produit. Pour les rendre actionnables, posez-vous la question suivante : « ai-je la capacité d’améliorer cet indicateur en faisant évoluer mon produit ? ».  
  4. Communiquer les KPIs aux équipes. Afin de bien communiquer sur vos KPIs, utilisez un Dashboard pour permettre à vos équipes de suivre les indicateurs à tout moment. De préférence, automatisez-les pour faciliter la gestion au quotidien. Vous pouvez aussi intégrer des alertes afin d’être prévenu de l’évolution d’un KPI.   

Enfin, n’hésitez pas à tester de nouvelles métriques en expérimentant au maximum les données que vous avez à disposition. Allez chercher des données non exploitées pour en tirer de nouveaux KPIs qui pourront contribuer au succès de votre produit  !